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Congé maternité et paternité

Congé maternité en Belgique pour indépendante: 15 semaines depuis 2026


Ecrit le 31/08/2026 par Family Service,

Depuis le 1er juillet 2026, le congé maternité d’une indépendante en Belgique peut atteindre 15 semaines pour la naissance d’un enfant. Jusqu’ici, la durée maximale était de 12 semaines.

Mais cette prolongation de trois semaines s’accompagne d’une nouveauté importante : les semaines supplémentaires sont liées au nombre de titres-services gratuits que vous choisissez de recevoir après la naissance. Vous pouvez donc privilégier davantage de semaines de repos, davantage d’aide à domicile ou une combinaison des deux.

Cette nouvelle règle s’applique aux périodes de repos de maternité à compter du 1er juillet 2026. Voici comment fonctionnent les 15 semaines, quelles semaines sont obligatoires et comment choisir entre repos supplémentaire et titres-services.

Combien de temps dure le congé maternité d’une indépendante en Belgique en 2026 ?

Depuis le 1er juillet 2026, une indépendante peut bénéficier de maximum 15 semaines de repos de maternité pour une naissance simple.

Ce repos comprend :

  • 3 semaines obligatoires ;
  • 9 semaines facultatives de base ;
  • jusqu’à 3 semaines facultatives supplémentaires, selon le nombre de titres-services choisi.

En cas de naissance multiple, une semaine facultative supplémentaire est prévue. Le repos peut alors atteindre 16 semaines.

L’INASTI confirme que le repos de maternité des indépendantes est passé de 12 à 15 semaines depuis le 1er juillet 2026.

Vous souhaitez comparer ce système avec les règles applicables aux salariées et demandeuses d’emploi ? Consultez notre guide complet sur le congé de maternité en Belgique, sa durée, son calcul et ses indemnités.

Quelles sont les 3 semaines obligatoires du repos de maternité ?

Les trois semaines obligatoires restent organisées de la même manière :

  • une semaine obligatoire avant la date prévue de l’accouchement ;
  • deux semaines obligatoires immédiatement après la naissance.

Pendant ces trois semaines, vous devez arrêter complètement votre activité professionnelle indépendante.

La semaine prénatale obligatoire correspond aux sept jours qui précèdent votre date présumée d’accouchement. Les deux semaines suivant la naissance sont également obligatoires.

Peut-on commencer son congé maternité plus tôt ?

Oui. En plus de la semaine obligatoire avant l’accouchement, vous pouvez prendre jusqu’à deux semaines facultatives avant celle-ci.

Votre repos prénatal peut donc commencer au plus tôt trois semaines avant votre date présumée d’accouchement.

Les semaines facultatives que vous ne prenez pas avant la naissance peuvent ensuite être utilisées après l’accouchement.

Comment fonctionnent les 12 semaines facultatives ?

C’est ici que la réforme de juillet 2026 change réellement les choses. Vous disposez désormais d’un maximum de 12 semaines facultatives pour une grossesse simple.

Les neuf premières sont indépendantes du système de titres-services. Les trois dernières constituent les nouvelles semaines supplémentaires introduites en 2026. Leur nombre dépend du nombre de titres-services gratuits que vous choisissez dans le cadre de l’aide à la maternité.

Concrètement :

Votre choixSemaines facultatives maximumTitres-services gratuitsPlus d’aide à domicile9 semaines1051 semaine supplémentaire10 semaines702 semaines supplémentaires11 semaines35Maximum de repos12 semainesAucun

À ces semaines facultatives s’ajoutent toujours les trois semaines obligatoires.

Vous pouvez donc arriver à un total de :

  • 12 semaines de congé avec 105 titres-services ;
  • 13 semaines avec 70 titres-services ;
  • 14 semaines avec 35 titres-services ;
  • 15 semaines sans titres-services.

Ce nouveau système est confirmé par l’INASTI concernant les titres-services gratuits pour les jeunes mamans indépendantes.

Peut-on prendre le congé maternité d’indépendante à mi-temps ?

Oui.Les semaines facultatives peuvent également être transformées en périodes de repos à mi-temps.

Une semaine complète de repos facultatif équivaut alors à deux semaines de repos à mi-temps. Si vous choisissez le maximum de 12 semaines facultatives, cela peut donc représenter jusqu’à 24 semaines de repos facultatif à mi-temps.

En cas de naissance multiple, ce maximum peut atteindre 26 semaines à mi-temps. Pendant une semaine de repos à mi-temps, vous pouvez exercer votre activité indépendante habituelle à maximum 50 %. Vous ne pouvez toutefois pas exercer une autre activité professionnelle en parallèle.

Le régime officiel du repos de maternité des indépendantes détaillé par l’INAMI précise également les conditions applicables au repos complet et au repos à mi-temps.

Faut-il choisir entre 15 semaines et les titres-services ?

Oui, pour les trois nouvelles semaines. Avant la réforme, une indépendante pouvait bénéficier de 12 semaines de repos de maternité et, sous certaines conditions, de 105 titres-services.

Depuis le 1er juillet 2026, les trois semaines supplémentaires sont directement liées à cette aide à domicile. Vous choisissez donc entre davantage de titres-services et davantage de repos.

Vous choisissez 105 titres-services

Vous conservez les neuf semaines facultatives de base. Avec les trois semaines obligatoires, votre repos de maternité atteint donc maximum 12 semaines.

Vous choisissez 70 titres-services

Vous ajoutez une semaine de repos facultatif. Votre congé peut atteindre 13 semaines au total.

Vous choisissez 35 titres-services

Vous pouvez prendre deux semaines facultatives supplémentaires. Votre repos peut alors atteindre 14 semaines.

Vous ne demandez aucun titre-service

Vous pouvez prendre les trois semaines supplémentaires. Votre congé maternité d’indépendante atteint alors le maximum de 15 semaines.

Il n’existe donc pas une formule automatiquement meilleure que les autres. Le choix dépend notamment de votre activité professionnelle, de votre organisation après la naissance et de l’aide dont vous disposez déjà à la maison.

À quoi servent les titres-services maternité ?

Les titres-services accordés dans le cadre de l’aide à la maternité permettent de payer une aide pour certaines tâches ménagères après la naissance. L’objectif est notamment d’alléger le quotidien de la jeune maman au moment où elle reprend progressivement son activité professionnelle.

Depuis le 1er juillet 2026, vous pouvez choisir entre 35, 70 ou 105 titres-services, ou décider de ne pas en recevoir afin de bénéficier de l’intégralité des trois semaines de repos supplémentaires. Vous ne devez pas introduire vous-même une demande de titres-services. Après votre accouchement, votre caisse d’assurances sociales vous contacte afin de connaître votre choix.

Elle établit ensuite une attestation précisant le nombre de titres-services retenu. Si vous souhaitez bénéficier des semaines supplémentaires de repos, cette attestation doit être transmise à votre mutualité.

Jusqu’à quand peut-on prendre les semaines facultatives après la naissance ?

Vous n’êtes pas obligée d’enchaîner toutes vos semaines facultatives juste après les deux semaines postnatales obligatoires. Les semaines qu’il vous reste peuvent être prises par périodes de sept jours calendrier.

Elles doivent être utilisées au plus tard dans la période prévue par la réglementation, soit jusqu’à 48 semaines après les deux semaines de repos postnatal obligatoire. Cela permet par exemple de reprendre temporairement votre activité entre deux périodes de congé.

Cette flexibilité peut être particulièrement intéressante pour les indépendantes qui souhaitent organiser progressivement leur retour au travail.

Combien reçoit une indépendante pendant son congé maternité ?

Contrairement aux salariées, l’indemnité de maternité d’une indépendante n’est pas calculée comme un pourcentage de son salaire. Il s’agit d’un montant forfaitaire versé par la mutualité.

Pour un repos à temps plein, l’INAMI prévoit en 2026 un montant plus élevé pendant les quatre premières semaines, puis un second montant à partir de la cinquième semaine.

À partir du 1er septembre 2026, les montants bruts sont de :

  • 917,33 euros par semaine pendant les quatre premières semaines ;
  • 839,82 euros par semaine à partir de la cinquième semaine.

Pour un repos à mi-temps, les montants sont réduits de moitié :

  • 458,66 euros par semaine pendant les quatre premières semaines concernées ;
  • 419,91 euros par semaine à partir de la cinquième semaine.

Ces montants sont indexés et peuvent donc évoluer. Vous pouvez consulter les montants actualisés de l’indemnité de maternité des indépendantes auprès de l’INAMI.

Comment demander son congé maternité quand on est indépendante ?

La demande de repos de maternité doit être introduite auprès de votre mutualité.

Vous devez lui communiquer notamment :

  • votre date présumée d’accouchement ;
  • si vous attendez une naissance multiple ;
  • le nombre de semaines facultatives que vous souhaitez prendre ;
  • si ces semaines seront prises à temps plein ou à mi-temps ;
  • les périodes pendant lesquelles vous souhaitez les prendre ;
  • votre choix concernant les semaines supplémentaires et les titres-services.

Vous devez joindre un certificat médical indiquant votre date présumée d’accouchement et, le cas échéant, qu’une naissance multiple est prévue. Après la naissance, vous devrez également transmettre à votre mutualité un extrait de l’acte de naissance ou un certificat médical confirmant la naissance.

Lorsque vous reprenez votre activité professionnelle après le congé, vous devez prévenir votre mutualité dans les deux jours. Vous préparez l’arrivée de bébé ? Notre checklist grossesse en Belgique reprend également les principales démarches administratives à anticiper avant et après la naissance.

Quelles conditions faut-il remplir pour avoir droit au congé maternité ?

Pour bénéficier du repos de maternité comme indépendante, vous devez notamment :

  • être affiliée à une mutualité ;
  • avoir accompli le stage d’attente prévu ou en être dispensée ;
  • être en ordre de cotisations sociales ou avoir obtenu une dispense ;
  • interrompre votre activité professionnelle pendant votre repos complet.

En cas de repos à mi-temps, vous pouvez poursuivre votre activité indépendante à maximum mi-temps. Ces règles concernent notamment les travailleuses indépendantes et les conjointes aidantes qui remplissent les conditions de l’assurance maternité.

Que se passe-t-il si bébé arrive plus tôt que prévu ?

Si votre bébé naît avant la date prévue alors que votre semaine de repos prénatal obligatoire a déjà commencé, les jours de cette semaine que vous n’avez pas pu prendre ne sont pas perdus.

Ils sont ajoutés aux deux semaines obligatoires suivant l’accouchement afin que vous disposiez d’au moins trois semaines obligatoires de repos au total.

Vous pouvez ensuite encore utiliser le solde de vos semaines facultatives selon votre situation et votre choix concernant les titres-services.

Et si bébé arrive après la date prévue ?

Si vous accouchez après votre date présumée d’accouchement, votre repos prénatal obligatoire se poursuit jusqu’à la naissance.

Attention cependant : ce dépassement de terme n’augmente pas automatiquement le maximum global de 15 semaines pour une grossesse simple.

Les deux semaines immédiatement après l’accouchement restent obligatoires.

Peut-on prolonger le congé si bébé reste hospitalisé ?

Oui, sous certaines conditions.

Lorsque votre nouveau-né reste hospitalisé pendant plus de sept jours à partir de sa naissance sans être rentré à la maison, votre repos de maternité peut être prolongé.

La prolongation correspond au nombre de semaines complètes d’hospitalisation au-delà des sept premiers jours.

Elle peut atteindre maximum 24 semaines supplémentaires en cas de repos à temps plein.

Pour en bénéficier, vous devez contacter votre mutualité dans les deux semaines suivant la naissance et lui transmettre une attestation de l’hôpital précisant la durée de l’hospitalisation.

Qu’en est-il des cotisations sociales après l’accouchement ?

Une autre mesure importante est entrée en vigueur en 2026. Pour les indépendantes qui accouchent à partir du 1er janvier 2026, l’exonération automatique des cotisations sociales après la naissance est passée d’un à deux trimestres.

Vous ne payez donc pas de cotisations sociales pendant les deux trimestres qui suivent celui de votre accouchement. Cette dispense n’a pas d’impact négatif sur vos droits sociaux.

L’INASTI confirme également l’exonération de deux trimestres de cotisations sociales après un accouchement à partir de 2026.

Il s’agit d’une mesure distincte du passage du congé maternité à 15 semaines. L’exonération des cotisations s’applique aux accouchements à partir du 1er janvier 2026, tandis que les trois semaines supplémentaires de repos concernent les congés de maternité à compter du 1er juillet 2026.

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FAQ : les questions les plus fréquemment posées par les parents

Depuis le 1er juillet 2026, le repos de maternité d’une indépendante peut atteindre 15 semaines pour une grossesse simple. Il comprend trois semaines obligatoires et jusqu’à douze semaines facultatives.

Non. Les trois dernières semaines facultatives sont liées au nombre de titres-services que vous choisissez. Pour bénéficier des 15 semaines complètes, vous devez renoncer aux titres-services gratuits liés à l’aide à la maternité.

Vous pouvez choisir 105, 70 ou 35 titres-services, ou ne pas en demander. Plus vous choisissez de titres-services, moins vous disposez de semaines facultatives supplémentaires. Avec 105 titres-services, votre repos est limité à 12 semaines au total. Sans titres-services, il peut atteindre 15 semaines.

Trois semaines sont obligatoires : une semaine avant la date présumée de l’accouchement et deux semaines immédiatement après la naissance.

Oui. Les semaines facultatives peuvent être prises à mi-temps. Une semaine complète équivaut alors à deux semaines de repos à mi-temps.

À partir du 1er septembre 2026, l’indemnité forfaitaire brute pour un repos complet s’élève à 917,33 euros par semaine pendant les quatre premières semaines et à 839,82 euros par semaine à partir de la cinquième semaine. Ces montants sont indexés et peuvent évoluer.

Pour les accouchements à partir du 1er janvier 2026, les indépendantes bénéficient d’une exonération automatique des cotisations sociales pendant les deux trimestres qui suivent celui de l’accouchement. Cette exonération n’entraîne pas de perte de droits sociaux.

Non. Si votre repos de maternité a commencé avant le 1er juillet 2026, l’ancien système reste applicable : 12 semaines pour une grossesse simple, dont trois semaines obligatoires et neuf semaines facultatives.