Décollement du placenta : faut-il s'inquiéter ?
Ecrit le 12/08/2022 par La Rédaction,
La grossesse, une période aussi exaltante que bouleversante, nous confronte parfois à des imprévus qui suscitent des inquiétudes. Parmi ceux-ci, le décollement du placenta est une complication qui, même si elle reste rare, mérite toute notre attention. Comprendre les signes, les conséquences, et surtout, savoir comment réagir permet d’affronter cette situation avec plus de sérénité.
Découvrons ensemble ce qu'il faut en savoir pour se sentir accompagnée et rassurée.
Collé à la paroi utérine, le placenta permet de nourrir votre bébé durant toute la grossesse. Sa taille évolue ainsi du premier au dernier trimestre. Mais parfois, il peut y avoir un dysfonctionnement : le placenta peut se décoller. Une pathologie qui nécessite un suivi rapproché.
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Qu'est-ce qu'un décollement placentaire ?
Aussi appelé hématome rétro-placentaire, le décollement du placenta est un problème qui peut survenir durant toute la grossesse, mais surtout lors du dernier trimestre. Une partie du placenta se décolle de la paroi utérine, vraisemblablement à cause d’un hématome qui se serait formé, et peut entraîner la formation d’un caillot.
Ce décollement compromet l’apport en oxygène et nutriments vers le bébé, ce qui explique pourquoi il est pris si au sérieux par le corps médical. L’hémorragie qui peut survenir concerne autant la mère que le fœtus, et nécessite un suivi médical immédiat
Quelle en est la cause ?
La raison de ce décollement est souvent difficile à déterminer. Même si le stress est un facteur de risque, il n’y a pas lieu de culpabiliser et de vous dire que c’est de votre faute. Ce problème est le plus souvent dû à de l’hypertension qui peut survenir durant la grossesse, lors d’une pré-éclampsie par exemple. Des antécédents de décollement placentaire peuvent aussi favoriser la survenue d’un nouveau décollement. Enfin, un coup au ventre suite à un incident (chute…) ou un accident peut en être la cause.
- Les autres facteurs de risque identifiés sont : la consommation de tabac, la prise de certaines drogues (notamment la cocaïne), une grossesse multiple (jumeaux, triplés…), l’âge maternel supérieur à 35 ans, la présence d’un cordon ombilical court ou certaines maladies comme la drépanocytose (source : Mutualité Chrétienne).
- Un traumatisme abdominal (chute, accident de voiture, violences domestiques) augmente
Quels sont les signes ?
Les signes du décollement sont assez facilement reconnaissables : il y a généralement une perte de sang accompagnée par des contractions ainsi qu’une anomalie du rythme cardiaque du bébé. Néanmoins, dans certains cas, il y a une absence de symptômes : le décollement placentaire peut alors passer inaperçu.
- Outre le saignement vaginal, d'autres symptômes peuvent apparaître, comme des douleurs abdominales soudaines et intenses, une rigidité de l’utérus, des douleurs dans le bas du dos ou une diminution des mouvements du bébé. Il arrive même que le sang reste localisé derrière le placenta, rendant le diagnostic plus difficile (source : CHU Saint-Pierre Bruxelles).
Face à ces symptômes, ou à tout changement inhabituel lors de la grossesse, il est essentiel de consulter rapidement votre gynécologue ou la maternité pour être prise en charge sans délai
Quelles conséquences ?
Le principal risque est l’hémorragie, l’accouchement prématuré et très rarement le décès du bébé. En effet, lors d’un décollement placentaire, particulièrement s’il est important, le placenta peut voir sa fonction altérée et ne pas alimenter suffisamment le bébé. Mais rassurez-vous, le décollement placentaire peut également se résorber de lui-même et votre grossesse être alors menée à terme.
Pour la maman, une perte importante de sang peut entraîner un état de choc, et dans certains cas, la coagulation peut être affectée (complications dites de coagulation intravasculaire disséminée). Pour le bébé, les conséquences dépendent de l’ampleur du décollement : si l’apport en oxygène diminue trop, cela peut entraîner une souffrance fœtale, un retard de croissance, voire malheureusement un décès in utero dans les cas très graves.
Quelles mesures prendre ?
En cas de décollement minime, vous serez certainement arrêtée avec pour ordre un repos complet jusqu’à résorption ou jusqu’au terme. Si votre vie ou celle de votre bébé est en danger, une césarienne peut être envisagée en urgence. N’hésitez pas à parler de tout cela avec votre médecin obstétricien, qui est à même de vous répondre précisément et de vous rassurer.
- Dans la plupart des cas, une hospitalisation est nécessaire pour surveiller l’état du bébé et de la maman : monitoring cardiaque, analyses sanguines et contrôle de l’évolution. Selon l’avancement de la grossesse, des corticostéroïdes peuvent être administrés pour accélérer la maturation des poumons du bébé en cas d’accouchement prématuré envisagé.
- Votre équipe médicale pourra aussi décider d’une transfusion sanguine en cas d’anémie sévère.
















