Accouchement prématuré : signes, causes, risques et prise en charge
Ecrit le 21/09/2026 par Family Service,
Un accouchement prématuré correspond à une naissance survenue avant 37 semaines d’aménorrhée (SA). Certains bébés naissent seulement quelques semaines avant terme et ont besoin de peu de soins supplémentaires. D’autres arrivent beaucoup plus tôt et doivent être pris en charge dans une unité de néonatologie spécialisée.
Des contractions régulières avant 37 SA, une perte de liquide amniotique, des saignements ou une pression inhabituelle au niveau du bassin doivent être évalués rapidement. Une menace d’accouchement prématuré ne signifie cependant pas que votre bébé va nécessairement naître dans les heures ou les jours qui suivent.
Qu’est-ce qui provoque un accouchement prématuré ? Quand un bébé est-il considéré comme viable ? Quels sont les risques d’accoucher à 7 mois de grossesse et quels traitements peuvent être proposés ? Voici les repères essentiels.
Sommaire
- Quels sont les différents stades de la prématurité ?
- Qu’est-ce qui provoque un accouchement prématuré ?
- Quels sont les signes d’un accouchement prématuré ?
- Contractions de Braxton Hicks ou travail prématuré : comment faire la différence ?
- Qu’est-ce qu’une menace d’accouchement prématuré ?
- Peut-on arrêter un accouchement prématuré ?
- Progestérone et cerclage : peut-on prévenir certains accouchements prématurés ?
- Vers quel type de maternité est-on orientée en cas de prématurité ?
- Quels sont les risques d’accoucher à 7 mois de grossesse ?
- Comment éviter un accouchement prématuré ?
- Que se passe-t-il après la naissance d’un bébé prématuré ?
- Accouchement prématuré et congé maternité en Belgique
- FAQ : les questions les plus fréquemment posées par les parents
Quels sont les différents stades de la prématurité ?
Tous les bébés nés avant terme ne présentent pas les mêmes risques. Chaque semaine supplémentaire passée dans l’utérus permet aux organes de poursuivre leur maturation.
L’Organisation mondiale de la Santé distingue trois grands stades :
- l’extrême prématurité avant 28 semaines ;
- la grande prématurité entre 28 et moins de 32 semaines ;
- la prématurité modérée à tardive entre 32 et moins de 37 semaines.
En Belgique, les enfants nés avant 32 semaines de grossesse ou avec un poids inférieur à 1 500 g bénéficient également d’un suivi spécialisé dans des centres conventionnés.
Quand bébé est-il viable ?
Il n’existe pas une semaine précise à partir de laquelle tous les bébés pourraient être considérés comme « viables ».
Les chances de survie évoluent très rapidement d’une semaine à l’autre et dépendent notamment du terme exact, du poids du bébé, de son état à la naissance, d’une éventuelle infection, de l’administration de corticostéroïdes avant l’accouchement et des possibilités de soins néonatals.
Dans les centres hautement spécialisés, une survie devient possible autour de 23 à 24 SA. Mais à ces termes extrêmement précoces, le risque de décès et de complications sévères reste important et les décisions sont prises individuellement avec les parents.
À UZ Leuven, par exemple, les bébés de moins de 24 semaines ne sont pas automatiquement soumis à une prise en charge intensive. Entre 23 et 24 semaines, une prise en charge active peut être discutée avec les parents. À partir de 24 semaines, les chances de survie augmentent rapidement à chaque semaine supplémentaire.
La viabilité n’est donc pas un seuil absolu, mais une zone dans laquelle l’équipe obstétricale et néonatale évalue chaque situation.
Qu’est-ce qui provoque un accouchement prématuré ?
Il n’est pas toujours possible de trouver une cause précise.
Selon l’OMS, la majorité des naissances prématurées surviennent spontanément. D’autres sont provoquées médicalement parce que poursuivre la grossesse présenterait davantage de risques pour la maman ou pour le bébé.
Les causes d’un accouchement prématuré spontané
Plusieurs situations peuvent augmenter le risque :
- un précédent accouchement prématuré ;
- une grossesse gémellaire ou multiple ;
- certaines infections ;
- une rupture prématurée de la poche des eaux ;
- un col de l’utérus particulièrement court ou fragile ;
- certaines anomalies de l’utérus ;
- le tabagisme ;
- certaines maladies chroniques, notamment l’hypertension ou le diabète.
Cependant, une naissance prématurée peut aussi survenir sans aucun de ces facteurs.
Avoir un facteur de risque ne signifie pas non plus que vous accoucherez prématurément.
Quand les médecins décident-ils de faire naître bébé plus tôt ?
Dans certains cas, l’accouchement prématuré est décidé par l’équipe médicale car poursuivre la grossesse serait plus dangereux.
Cela peut notamment arriver en cas de prééclampsie sévère, de problème placentaire, de saignement important, de retard de croissance sévère du bébé ou de signes indiquant que celui-ci ne tolère plus suffisamment bien la grossesse.
Dans ce contexte, l’objectif n’est pas nécessairement de prolonger la grossesse jusqu’à 37 semaines à tout prix. Les médecins évaluent en permanence le risque de la prématurité par rapport au risque de poursuivre la grossesse.
La prééclampsie fait partie des situations pouvant parfois conduire à une naissance anticipée. Retrouvez notre article consacré à la prééclampsie pendant la grossesse.
Quels sont les signes d’un accouchement prématuré ?
Avant 37 SA, certains symptômes doivent vous amener à contacter rapidement votre maternité, votre gynécologue ou votre sage-femme.
Il peut s’agir :
- de contractions régulières ou de plus en plus rapprochées ;
- de douleurs ressemblant à des douleurs de règles ;
- d’une pression inhabituelle dans le bas du ventre ou le bassin ;
- d’un mal de dos inhabituel ;
- d’une perte de liquide pouvant correspondre à la rupture de la poche des eaux ;
- de saignements vaginaux ;
- d’une diminution inhabituelle des mouvements du bébé.
Il ne faut pas attendre que les contractions deviennent très douloureuses pour demander conseil. Un travail prématuré peut parfois être moins douloureux qu’un travail à terme.
Que faire si vous pensez que le travail commence ?
Avant 37 semaines, contactez votre maternité sans attendre si vous avez des contractions régulières, une perte de liquide, des saignements ou des douleurs inhabituelles.
La maternité vous indiquera si vous devez venir rapidement pour être examinée.
En cas de saignement important, de douleur intense, de malaise ou si vous pensez que la naissance est imminente, demandez immédiatement une aide médicale urgente.
Contractions de Braxton Hicks ou travail prématuré : comment faire la différence ?
Les contractions pendant la grossesse ne signifient pas automatiquement que le travail commence. Les contractions de Braxton Hicks sont fréquentes. Elles sont généralement irrégulières, peu douloureuses et ont tendance à diminuer avec le repos ou un changement de position. Les contractions d’un véritable travail deviennent généralement plus régulières, plus rapprochées ou plus intenses et peuvent entraîner une modification du col de l’utérus.
| Braxton Hicks | Travail prématuré possible | |
|---|---|---|
| Régularité | Souvent irrégulières | Deviennent régulières |
| Intensité | Stable ou faible | Peut augmenter |
| Repos | Peuvent diminuer | Persistent souvent |
| Col de l’utérus | Pas de modification attendue | Peut se raccourcir ou s’ouvrir |
| Autres signes | Généralement absents | Pression pelvienne, pertes de liquide ou sang possibles |
Avant 37 SA, il vaut mieux demander conseil si vous avez un doute, même si vous n’êtes pas certaine qu’il s’agit de vraies contractions. Pour aller plus loin, consultez notre article sur les contractions de Braxton Hicks et la manière de les reconnaître.
Qu’est-ce qu’une menace d’accouchement prématuré ?
La menace d’accouchement prématuré, souvent abrégée MAP, correspond à une situation dans laquelle des signes font craindre qu’un travail puisse commencer avant terme.
L’équipe médicale cherche surtout à déterminer si les contractions s’accompagnent d’une modification du col et quelle est la probabilité d’un accouchement dans les jours suivants.
Comment la MAP est-elle diagnostiquée ?
L’évaluation peut comprendre :
- un interrogatoire sur les contractions et les symptômes ;
- un examen clinique ;
- une surveillance du rythme cardiaque du bébé et des contractions ;
- une recherche de rupture de la poche des eaux ;
- des analyses pour rechercher une éventuelle infection ;
- une échographie transvaginale pour mesurer la longueur du col.
La longueur du col est particulièrement utile pour évaluer le risque de naissance prématurée. Un col court pendant la grossesse est associé à un risque plus important, mais la mesure doit toujours être interprétée avec le terme et les autres éléments cliniques.
Existe-t-il plusieurs degrés de MAP ?
Il n’existe pas une classification universelle simple en « MAP légère, modérée ou sévère » utilisée de la même façon partout.
La gravité dépend plutôt de plusieurs éléments : le nombre de semaines de grossesse, les modifications du col, la fréquence des contractions, une éventuelle rupture des membranes, la présence de saignements ou d’une infection et l’état du bébé.
Une menace à 25 SA avec un col déjà très modifié n’a donc pas les mêmes implications que quelques contractions isolées à 35 SA avec un col stable.
Peut-on arrêter un accouchement prématuré ?
On peut parfois retarder un accouchement prématuré, mais pas toujours.
Le but des traitements n’est généralement pas de stopper le travail pendant plusieurs semaines. Quelques heures ou deux jours supplémentaires peuvent déjà être très précieux pour administrer des médicaments destinés à protéger le bébé ou permettre un transfert vers un hôpital disposant d’une unité de soins néonatals intensifs.
Les traitements tocolytiques
Les médicaments tocolytiques diminuent temporairement les contractions.
Selon le terme et la situation, ils peuvent permettre de retarder la naissance, souvent pendant environ 48 heures.
Ils ne sont pas indiqués dans toutes les situations. En présence d’une infection, d’un saignement important ou lorsqu’il est plus sûr pour la maman ou le bébé d’accoucher, essayer de bloquer le travail peut au contraire être déconseillé.
La corticothérapie pour aider bébé à se préparer
Lorsque le risque de naissance prématurée est important, des corticostéroïdes peuvent être administrés à la future maman.
Ils accélèrent notamment la maturation des poumons du bébé et réduisent certaines complications liées à la prématurité.
Ils sont couramment proposés lorsqu’un accouchement prématuré est probable dans les prochains jours, notamment entre 24 et 34 semaines. Aux limites de la viabilité ou plus tard dans la grossesse, la décision dépend davantage de la situation individuelle.
Le sulfate de magnésium pour protéger le cerveau
Lorsqu’une naissance très prématurée semble imminente, du sulfate de magnésium peut également être administré.
Son objectif n’est pas de faire mûrir les poumons, mais de contribuer à protéger le cerveau du bébé et à réduire le risque de certaines complications neurologiques. Il est notamment utilisé lorsqu’une naissance avant environ 32 semaines est très probable.
Progestérone et cerclage : peut-on prévenir certains accouchements prématurés ?
Chez certaines femmes identifiées comme particulièrement à risque avant que le travail ne commence, une prévention spécifique peut être proposée.
La progestérone
Une progestérone vaginale peut être envisagée dans certaines situations, notamment lorsque l’échographie montre un col court.
Elle n’est pas prescrite systématiquement à toutes les femmes enceintes et son indication dépend des antécédents et de la longueur du col.
Le cerclage du col
Le cerclage consiste à placer un fil autour du col afin de l’aider à rester fermé.
Il peut être proposé dans certaines situations à risque, par exemple lorsqu’un col court s’accompagne de certains antécédents obstétricaux.
Il ne s’agit pas non plus d’un traitement systématique de toutes les menaces d’accouchement prématuré.
Vers quel type de maternité est-on orientée en cas de prématurité ?
Vous trouverez souvent sur les sites français les expressions « maternité de niveau 1, 2 ou 3 ». Ce classement n’est pas celui utilisé en Belgique.
En Belgique, l’organisation repose notamment sur les unités de soins néonatals locaux N*, les unités de soins intensifs néonatals NIC et les unités MIC destinées aux grossesses nécessitant des soins maternels intensifs.
Les unités N* prennent notamment en charge des nouveau-nés nécessitant des soins supplémentaires mais non intensifs. Les bébés nés avant 32 semaines ou nécessitant un soutien médical important sont orientés vers une unité NIC. Les centres périnatals les plus spécialisés associent une prise en charge des grossesses à haut risque en MIC et des soins néonatals intensifs en NIC.
Pourquoi transférer la maman avant la naissance ?
Lorsqu’un accouchement très prématuré semble probable et que votre état le permet, l’équipe peut organiser votre transfert avant la naissance vers un hôpital disposant de l’équipement néonatal nécessaire.
On parle de transfert in utero.
Lorsque cela est possible, il est généralement préférable de déplacer la future maman plutôt que de devoir transférer un bébé extrêmement prématuré après sa naissance.
Quels sont les risques d’accoucher à 7 mois de grossesse ?
La correspondance entre mois et semaines n’est jamais parfaitement exacte. Sur La Boîte Rose, le septième mois correspond approximativement à 29 à 32 SA. Consultez aussi notre tableau des semaines d’aménorrhée et des mois de grossesse.
Une naissance à ce terme correspond généralement à une grande prématurité ou au début de la prématurité modérée.
Les chances de survie sont aujourd’hui élevées dans les pays disposant de soins néonatals spécialisés, mais ces bébés restent particulièrement fragiles et nécessitent généralement une hospitalisation.
Les principaux risques pour un bébé né à 7 mois
Plus un bébé naît tôt, plus ses organes sont immatures.
Les difficultés peuvent notamment concerner :
- la respiration, car les poumons sont encore en développement ;
- le maintien de la température corporelle ;
- l’alimentation et la coordination entre succion, déglutition et respiration ;
- les infections ;
- la régulation de la glycémie ;
- le développement neurologique ;
- la vision ou l’audition.
La prématurité augmente aussi le risque de certaines difficultés de développement à plus long terme. Ce risque est généralement plus important lorsque la naissance survient très tôt.
Cela ne signifie pas qu’un bébé né à 7 mois développera nécessairement des complications. Beaucoup évoluent très bien grâce aux progrès de la néonatologie et à un suivi adapté.
La santé des gencives peut-elle influencer le risque de prématurité ?
Des études ont observé une association entre la parodontite et un risque plus élevé d’accouchement prématuré ou de faible poids de naissance.
Cela ne signifie pas que la parodontite provoque directement le travail prématuré. Les mécanismes sont complexes et les études n’ont pas démontré que traiter une maladie parodontale pendant la grossesse réduisait à lui seul le risque de prématurité.
Prendre soin de sa santé bucco-dentaire reste néanmoins important pendant la grossesse.
Vous pouvez consulter votre dentiste pendant la grossesse et traiter les problèmes dentaires qui apparaissent. Les soins dentaires nécessaires sont considérés comme sûrs pendant la grossesse.
Espacer les grossesses diminue-t-il le risque de naissance prématurée ?
Un intervalle très court entre deux grossesses est associé à un risque plus important de plusieurs complications, dont la prématurité.
Les recommandations de l’ACOG conseillent d’éviter une nouvelle conception moins de 6 mois après une naissance et de discuter avec son médecin des avantages et risques lorsqu’une nouvelle grossesse est envisagée avant environ 18 mois.
Il ne faut cependant pas transformer les 18 mois en règle absolue. L’âge, la fertilité, les antécédents médicaux et le projet familial doivent aussi être pris en compte.
Après un précédent accouchement prématuré, il est particulièrement utile de discuter du projet de grossesse suivant avec le gynécologue afin de préparer un suivi adapté.
Comment éviter un accouchement prématuré ?
Tous les accouchements prématurés ne peuvent pas être évités.
Certaines mesures permettent néanmoins de diminuer certains facteurs de risque et, surtout, de repérer rapidement les situations qui nécessitent une prise en charge.
Un suivi régulier de la grossesse reste essentiel. Il permet notamment de surveiller la tension artérielle, le développement du bébé, les grossesses multiples et certaines infections ou maladies maternelles.
Il est également conseillé d’éviter le tabac et l’alcool et de faire suivre correctement les maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension.
Faut-il rester allongée pour éviter d’accoucher trop tôt ?
Pas systématiquement.
Le repos strict au lit n’a pas démontré son efficacité pour prévenir l’accouchement prématuré et peut augmenter le risque de complications comme les thromboses, la perte musculaire et les conséquences psychologiques liées à l’immobilité.
Une limitation particulière de l’activité peut toutefois être décidée dans une situation médicale spécifique. Suivez alors les recommandations de votre équipe plutôt que de vous imposer vous-même un alitement prolongé.
Que se passe-t-il après la naissance d’un bébé prématuré ?
La prise en charge dépend principalement de son terme, de son poids et de son état à la naissance.
Certains bébés nés légèrement avant terme restent simplement sous surveillance. Les plus prématurés peuvent avoir besoin d’une couveuse, d’une aide respiratoire, d’une alimentation par sonde ou de soins intensifs.
En Belgique, les nouveau-nés de moins de 32 semaines ou nécessitant une prise en charge médicale intensive sont généralement orientés vers une unité NIC.
Pour découvrir plus concrètement le quotidien après une naissance prématurée, consultez notre article Mon bébé est prématuré.
La méthode kangourou et le peau à peau
Les parents ont aujourd’hui une place centrale dans les soins des bébés prématurés.
La méthode kangourou repose sur un contact peau à peau prolongé entre le bébé et son parent, associé autant que possible à l’alimentation au lait maternel.
L’OMS recommande en 2025 de débuter ces soins aussi rapidement que possible après la naissance lorsque l’état du bébé le permet. Le peau à peau aide notamment à maintenir sa température, favorise le lien avec ses parents et améliore plusieurs résultats de santé chez les bébés prématurés et de faible poids.
Lorsque la maman ne peut pas pratiquer le peau à peau, l’autre parent ou un autre proche peut également participer selon la situation médicale.
Accouchement prématuré et congé maternité en Belgique
Une naissance prématurée peut entraîner une hospitalisation prolongée du bébé. En Belgique, des dispositions permettent dans certaines situations de prolonger le repos de maternité.
Pour une salariée ou une demandeuse d’emploi, lorsque le bébé reste hospitalisé sans interruption depuis sa naissance pendant plus de sept jours, le repos de maternité peut être prolongé de la durée d’hospitalisation dépassant ces sept premiers jours, avec un maximum de 24 semaines supplémentaires. Une attestation de l’hôpital doit être transmise à la mutualité.
Pour les indépendantes, une prolongation est également prévue lorsque le bébé est hospitalisé plus de sept jours depuis la naissance. Les règles précises sont différentes de celles applicables aux salariées. Depuis juillet 2026, le régime de repos de maternité des indépendantes a par ailleurs été élargi.
Si vous êtes indépendante, consultez notre guide actualisé sur le congé maternité en Belgique pour les indépendantes depuis 2026.
Face au risque d’accouchement prématuré, chaque semaine compte
Un accouchement prématuré ne peut pas toujours être prévu ou évité. Et lorsqu’il survient, cela ne signifie pas que vous avez fait quelque chose de mal.
L’essentiel est surtout de reconnaître rapidement les signes d’alerte avant 37 semaines : contractions régulières, perte de liquide, saignements, douleurs inhabituelles ou diminution des mouvements du bébé.
Une prise en charge précoce peut parfois permettre de gagner du temps, de favoriser la maturation des organes du bébé et d’organiser sa naissance dans un centre adapté.
Plus la grossesse avance, plus les risques liés à la prématurité diminuent. Et grâce aux soins néonatals actuels, de nombreux bébés nés prématurément grandissent ensuite en bonne santé.
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FAQ : les questions les plus fréquemment posées par les parents
Il n’existe pas de seuil identique pour tous les bébés. Dans les centres disposant de soins néonatals intensifs, une survie devient possible autour de 23 à 24 semaines, mais les risques restent alors très importants. Chaque semaine supplémentaire améliore fortement le pronostic et la décision de prise en charge est individualisée avec l’équipe médicale.
Le septième mois correspond approximativement à 29 à 32 SA. À ce stade, les chances de survie sont élevées avec des soins néonatals adaptés, mais le bébé peut avoir besoin d’une aide pour respirer, se nourrir et maintenir sa température. Le risque d’infections et de certaines complications neurologiques ou développementales reste également supérieur à celui d’un bébé né à terme.
L’OMS distingue l’extrême prématurité avant 28 semaines, la grande prématurité entre 28 et moins de 32 semaines et la prématurité modérée à tardive entre 32 et moins de 37 semaines.
De nombreux facteurs peuvent intervenir : grossesse multiple, infection, rupture prématurée des membranes, antécédent de prématurité, col court, hypertension, diabète ou autres complications de grossesse. Dans de nombreux cas, aucune cause unique n’est retrouvée.
Il n’est pas possible de prévenir toutes les naissances prématurées. Un suivi prénatal régulier, l’arrêt du tabac, la prise en charge des maladies chroniques et des infections et, chez certaines femmes à risque, la surveillance du col, la progestérone ou un cerclage peuvent réduire certains risques. Le repos strict au lit n’est pas recommandé de manière systématique.
Avant 37 semaines, des contractions qui deviennent régulières, rapprochées ou plus douloureuses doivent être évaluées, surtout si elles s’accompagnent d’une pression pelvienne, d’un mal de dos inhabituel, d’une perte de liquide ou de sang. Les contractions de Braxton Hicks restent généralement irrégulières et ont tendance à diminuer avec le repos.
Non. Avoir des contractions ou recevoir un diagnostic de menace d’accouchement prématuré ne signifie pas automatiquement que la naissance aura lieu dans les heures ou les jours suivants. L’équipe évalue notamment le terme, le col, la poche des eaux et l’état du bébé afin d’estimer le risque et d’adapter la prise en charge.
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