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Troubles du sommeil bébé

Il ne veut pas dormir dans son lit


Ecrit le 26/01/2026 par Family Service,
Relu et approuvé par un expert : Nathalie Schittekatte, Gecertificeerd baby- en kinderslaapcoach

Votre tout-petit dormait il y a peu sans difficulté dans son lit, et soudain, chaque coucher devient une petite aventure, parfois un vrai marathon nocturne. Les soirées changent, vos nuits sont perturbées : mais pourquoi donc ce refus soudain de rejoindre son propre lit ?

En tant que parents, nous vivons tous ces moments de remise en question : s’agit-il d’un caprice, d’une phase de peur, d’un besoin accru de réassurance ? Entre fatigue, incompréhension et désir de bien faire, il n’est pas toujours simple de trouver la meilleure attitude à adopter. Rassurez-vous : vous n’êtes pas seul(e) ! Explorons ensemble les raisons qui expliquent ce comportement, mais aussi des astuces concrètes pour retrouver des nuits plus sereines, tout en douceur.


 

 

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Quand le soir arrive : comprendre la résistance au coucher

C’est souvent entre 2 et 4 ans que le rituel du coucher devient un vrai défi. L’enfant multiplie les demandes : encore une histoire, un verre d’eau, un câlin supplémentaire, ou une ultime visite aux toilettes. Tout est prétexte pour retarder la séparation au moment du coucher, et dormir… dans votre lit !

À cet âge, l’imagination se développe, et avec elle, les peurs nocturnes ou la peur de l’abandon. Le besoin de sécurité peut alors se traduire par un attachement plus fort à vous, surtout le soir venu.

Et même si parfois, quand il semble enfin s’endormir, la nuit n’est pas toujours de tout repos. Certains enfants se réveillent plusieurs fois après leur coucher et finissent souvent dans le lit parental, ce qui est épuisant pour chacun.

 

Pourquoi refuse-t-il de retourner dans son lit ?

Sa chambre est pourtant tout près de la vôtre, il a son doudou, sa petite veilleuse, vous lui parlez et il peut vous entendre, pourtant rien n’y fait tant que vous ne cédez pas à sa demande. Bien des raisons peuvent empêcher un enfant de retourner dans son lit :

  • Il peut être malade (tout particulièrement lors des poussés dentaires
  • Il se sent seul dans son lit (vous, vous êtes deux !)
  • Il veut vous séparer (surtout en période œdipienne)
  • Il est perturbé par un changement dans sa vie (arrivée d’un autre enfant, un déménagement, entrée à la crèche ou l’école)
  • Il a fait un cauchemar et a peur
  • Il fait des terreurs nocturnes
  • Il se sent en insécurité.

À cela s’ajoutent des aspects psychologiques importants : l’angoisse de la séparation, la peur du noir ou des cauchemars, et parfois un besoin d’affirmer sa volonté liée à son développement. Les régressions de sommeil sont aussi fréquentes à cet âge, souvent liées à l’évolution rapide de leurs capacités et de leur autonomie.

Parfois, le refus de dormir seul traduit un bouleversement ou une insécurité passagère. D'autres enfants testent aussi leurs limites pour gagner en autonomie et en contrôle au sein de leur routine quotidienne.

 

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On fait quoi ?

Première étape : rassurer, accompagner. Ramenez-le calmement dans sa chambre, expliquez-lui posément qu’il ne risque rien, que vous serez là à son réveil. Un rituel consistent avant le coucher – une histoire, une lumière tamisée, un câlin – est réconfortant et pose les jalons d’une nuit plus paisible.

Créer une routine du soir douce, prévisible et positive aide à sécuriser l’enfant. Cela peut inclure un bain chaud, une lecture, de la musique calme, ou un moment de détente ensemble : ces repères l’aident à anticiper la séparation avec moins d’anxiété.

Offrez-lui un certain pouvoir de choix dans la routine (choisir son pyjama, le livre du soir, la peluche qui l’accompagne), afin qu'il se sente acteur de son coucher plutôt que spectateur.

Appliquez la méthode du "rassurement progressif" : la première nuit, restez quelques minutes près de son lit ; puis, chaque soir, éloignez-vous un peu plus, tout en restant présent.e à distance. Cela favorise l’autonomie sans brusquer l’enfant.

Pensez à aménager une chambre accueillante : pièce aérée, à la bonne température, veilleuse rassurante, et évitez les jeux d’écran avant le coucher. Une ambiance paisible aide à mieux dormir, tout comme une journée suffisamment active (jeux, sorties à l’air libre) pour "fatiguer" sainement votre bambin.

  • Patientez et restez bienveillants : les régressions de sommeil sont communes et, avec le temps et de la cohérence, elles se résorbent naturellement.
  • Si votre enfant vit actuellement un bouleversement (nouvelle école, arrivée d’un frère ou d’une sœur), multipliez les câlins et les paroles rassurantes – montrez-lui que son lit est un lieu sûr et qu’il peut avoir confiance en vous et dans la routine du soir.

Faut-il prohiber le cododo ou le lit des parents ? Chacun son choix ! Quand le sommeil devient trop compliqué, il n’est pas rare de céder occasionnellement. Cependant, si vous souhaitez retrouver un lit parental réservé aux adultes, procédez en douceur. Expliquez à l’enfant que grandir, c’est aussi apprendre à dormir dans son propre lit. Habituez-le peu à peu, sans couper brutalement cette habitude.

 

FAQ : Les réponses aux questions fréquentes des parents

Que faire quand votre tout-petit refuse son lit ?

Soyez constants, posez un cadre rassurant, mais sans rigidité excessive. Instaurez un rituel, gardez la porte légèrement ouverte, restez proche mais confiant.e. Rassurez verbalement, repositionnez-le dans son lit après chaque lever nocturne, avec patience et douceur.

C’est quoi la règle du 5-3-3 pour le sommeil ?

La "règle du 5-3-3" n’est pas une règle officielle en Belgique, mais certains spécialistes évoquent ce type de méthode pour cadrer l’endormissement : attendre 5 minutes avant de consoler, puis 3 minutes, puis une dernière fois 3 minutes. Il s’agit d’apprendre à l’enfant à retrouver le calme par lui-même, sans le laisser en détresse prolongée.

Comment arrêter le cododo avec un tout-petit ?

Expliquez à votre enfant en journée et au moment du coucher le "changement" à venir, puis accompagnez-le progressivement vers son lit, en restant attentif à ses réactions émotionnelles. Parfois, passer un moment assis.e à côté, puis de plus en plus loin chaque soir, facilite la transition sans heurts.

Pourquoi mon enfant refuse-t-il de dormir dans son lit ?

Ce comportement est très courant de 2 à 5 ans. Il traduit souvent une période d’anxiété de séparation, une peur du noir, un changement de routine ou tout simplement le besoin de vous tester. L’essentiel : accompagner, réassurer et créer un environnement apaisant (en savoir plus sur la sieste).

Et si les difficultés persistent ou que l’angoisse de votre enfant augmente, n’hésitez pas à consulter un professionnel de l’enfance. Parfois, en parler et partager ses inquiétudes apporte un immense soulagement pour toute la famille.

Retenez toujours ceci : un jour, votre enfant dormira paisiblement dans son lit. En attendant, patience, tendresse et routine sont vos plus précieux alliés.

Pour approfondir ce sujet, retrouvez aussi notre article dédié si votre bébé ne s'endort qu’au sein, ou s'il peine à trouver le sommeil même à 8 mois : Bébé ne s'endort qu'au sein et Mon bébé de 8 mois ne s'endort pas avant minuit.