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Désir d'enfant : tout savoir

Quelles étapes pour tomber enceinte ?


Ecrit le 12/08/2022 par La Rédaction,
Modifié le 12/08/2022

Tomber enceinte n’est pas forcément évident pour tout le monde. Il peut y avoir un tas de raisons pour lesquelles une grossesse ne survient pas tout de suite, ou de manière spontanée. Les couples ou les parents solo entament alors tout un parcours, qui peut parfois durer des années. Mais en quoi consistent exactement ces étapes et ces possibilités ? Parcourons-les dans cet article.

  1. L’arrêt de la contraception

C’est évident, la première étape pour tomber enceinte est, bien sûr, d’arrêter de prendre une contraception. Souvent, consulter votre médecin est recommandé pour cela, surtout si vous devez arrêter la pilule ou faire enlever votre stérilet. Si vous prenez un traitement à base d’hormones comme la pilule, il est nécessaire de laisser le temps à votre corps de retrouver son état naturel.

  1. Suivre votre cycle et votre ovulation

Après avoir arrêté votre contraception, en théorie, vous retrouverez un cycle menstruel régulier. Vous pouvez suivre le moment où votre prochaine ovulation aura lieu, ce qui est donc la période durant laquelle vous êtes la plus fertile. Pour le savoir, vous pouvez aussi utiliser un test d’ovulation. Votre cycle reste toujours irrégulier, un an après avoir arrêté votre contraception ? Ou vous sautez souvent plusieurs cycles ? Alors, il se peut que vous mettiez plus de temps à tomber enceinte. Discutez de votre cycle avec votre médecin ou votre gynécologue, et demandez plus d’informations à un expert.

  1. Prendre des vitamines de grossesse et de l’acide folique

Il est recommandé de donner un coup de pouce à votre corps avec l’aide de suppléments vitaminés et de l’acide folique. L’acide folique, ou la vitamine B11, stimule l’ovulation, ainsi que la production de globules rouges et blancs. Votre corps n’est pas capable de fabriquer cette vitamine par lui-même : vous devez donc le trouver dans votre nourriture. N’hésitez pas à mettre au menu des épinards, de la salade, du brocoli, ou des choux. Il est également conseillé de prendre des compléments alimentaires. L’acide folique est également bénéfique pour les hommes, car il améliore la qualité des spermatozoïdes.

  1. Le rendez-vous chez un médecin spécialisé en fertilité

Si vous essayez depuis un an de tomber enceinte de manière naturelle, il est alors conseillé de vous rendre, avec votre partenaire, en consultation chez un médecin spécialisé en fertilité. Ce dernier vous fera passer une série d’examens, afin de vérifier qu’il n’y ait pas de souci médical chez l’un des deux partenaires. Il contrôle, par exemple, si un problème de surpoids n’est pas en cause. À côté de cela, le médecin effectue une échographie, afin de contrôler les ovaires et l’utérus, et il prescrit une analyse sanguine afin de vérifier les taux d’hormones. Il regarde également si les trompes de Fallope ne sont pas obstruées, si vous ovulez bien, et s’il n’y a pas présence de kystes. Ensuite, le médecin peut aussi vérifier si vous ne souffrez pas d’endométriose, ou du Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK). L’endométriose est une maladie chronique, lors de laquelle des tissus similaires à l’endomètre se créent à l’extérieur de la cavité utérine. Le SOPK est une maladie hormonale, à cause de laquelle l’ovulation ne se produit pas. En plus de tout ceci, le sperme de votre partenaire est contrôlé, afin de vérifier si sa qualité est suffisante pour féconder l’ovule. C’est souvent ici que débute le parcours de fertilité (qu’on peut aussi appeler parcours PMA) des couples.

  1. Débuter un traitement pour stimuler la fertilité

En fonction des résultats de l’examen, le médecin peut vous conseiller d’essayer encore un peu de manière naturelle, ou alors de débuter un traitement dans le but de stimuler votre fertilité ou celle de votre partenaire. Il existe différentes sortes de traitements. Nous les avons rassemblés pour vous :

  • L’induction de l’ovulation

Cette méthode peut être une solution si le problème se situe au niveau de l’ovulation. Avec l’aide de médicaments, vous essayez alors de stimuler l’ovulation et la production d’ovules.

  • Insémination intra-utérine (IA)

L’IA est l’une des méthodes de fertilité les plus connues, mais est souvent confondue avec la FIV. Lors de ce traitement, les spermatozoïdes sont placés directement dans l’utérus, au moment de l’ovulation.  Cette ovulation peut aussi bien survenir lors d’un cycle naturel, ou être stimulé par des hormones.

  • Fécondation In-Vitro (FIV)

La Fécondation In-Vitro est le terme le plus connu à propos des traitements pour stimuler la fertilité. FIV signifie littéralement une fécondation en laboratoire (In Vitro). Ceci veut dire que l’ovule et le spermatozoïde sont fécondés en dehors de votre corps, et que l’ovule fécondé est ensuite réimplanté dans votre utérus. Afin d’augmenter les chances de succès, il y a souvent plusieurs ovules fécondés qui sont placés.

  • Injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)

L’ICSI ressemble un peu à la Fécondation In-Vitro, et ce terme est également confondu avec la FIV. Ici, le spermatozoïde a encore besoin d’un coup de pouce supplémentaire : il n’est pas seulement placé à côté de l’ovule, mais il est également injecté au sein de celui-ci.

  • Le don d’ovules

Dans certains cas, le problème se situe dans la qualité des ovules, par exemple si vous êtes sujette à la ménopause précoce, ou s’il n’y a pas suffisamment d’ovules utilisables présents dans les ovaires. Les ovules issus d’un don sont fécondés par les spermatozoïdes de votre partenaire, ou ceux d’un donneur, et sont ensuite implantés dans votre utérus.

  • L’insémination artificielle par donneur (IAD)

Ce type d’insémination artificielle peut s’avérer efficace si le sperme de votre partenaire n’est pas de qualité suffisante, ou s’il ne produit pas de spermatozoïde. À côté de cela, les femmes qui souhaitent tomber enceintes seules, ou les couples lesbiens, font également appel à cette méthode. Le sperme du donneur est intégré dans l’utérus.

  • MESA, PESA ou TESE

Il peut aussi arriver que votre partenaire ne produise absolument aucun spermatozoïde, ou qu’ils ne soient pas expulsés lors de l’éjaculation, parce qu’ils restent dans les testicules ou l’épididyme. Cela s’appelle l’azoospermie. Lors d’un traitement MESA, les spermatozoïdes sont extraits de l’épididyme par intervention chirurgicale. Lors du traitement PESA, les spermatozoïdes sont aspirés de l’épididyme à l’aide d’une aiguille. Lors d’un traitement TESE, les spermatozoïdes sont extraits du testicule.

  • La Maturation In-Vitro (MIV)

Souvent, le problème est situé au niveau des ovules, qui n’arrivent pas à maturation. Dans ce cas, la MIV est une possibilité. Les ovules immatures sont alors extraits des ovaires, et ensuite rendus aptes à la fécondation en laboratoire. Ils sont ensuite fécondés via FIV ou ICSI. Cette technique n’est pas souvent utilisée car les chances de réussite sont très faibles. 

Malgré toutes ces interventions médicales mentionnées ci-dessus, la réussite n’est pas garantie à 100 %. Il y a toujours, malheureusement, des couples ou des personnes qui restent avec un désir d’enfant non comblé. N’hésitez pas à contacter un organisme tel que l’ONE, afin de discuter de votre situation avec un expert.